Communiqué de presse

Neuchâtel – Bern – Bellinzona, 19.05.2021

Les pesticides de synthèse sont partout : dans nos aliments, dans notre eau potable, dans nos corps et dans ceux de nos enfants. Bref, ils empoisonnent la population. C’est pour cela que l‘Initiative pour une Suisse libre de pesticides de synthèse se base sur des milliers d’études scientifiques indépendantes pour demander que la santé publique soit protégée de façon conséquente par l’interdiction de ces poisons. Une lettre signée par des centaines de médecins et de spécialistes de la santé soutient d’ailleurs la nécessité de l’Initiative sur les pesticides.

Des études montrent que des dizaines de pesticides de synthèse se retrouvent dans nos cheveux, dans notre sang, dans notre urine, dans les cordons ombilicaux et même dans le lait maternel. Il est prouvé qu’être exposé à ce mélange de poisons sur la durée provoque l’apparition de pathologies comme des cancers, de l’infertilité et des problèmes de développement neurologique et sexuel chez les enfants et les adultes. C’est le cas même lorsque les pesticides et leurs produits de dégradation se retrouvent à des concentrations extrêmement faibles, comme c’est souvent le cas dans nos aliments. « Beaucoup de ces substances toxiques ont des effets hormonaux ce qui rend toute valeur limite inutile, car des quantités infimes absorbées régulièrement ont un effet négatif sur le système hormonal humain. Cela a des effets particulièrement dramatiques sur les enfants avant leur naissance », explique le Dr. med. Jérôme Tschudi, médecin et conseiller médical de l’Initiative sur les pesticides.

Une étude mandatée par « Bon à savoir » a récemment montré que tous les enfants suisses testés présentent des résidus de différents pesticides de synthèse dans leur corps. « Ce résultat est inquiétant et exige de prendre des mesures immédiates et décisives. Il montre aussi que la menace pour la santé publique en Suisse est tout aussi dramatique que dans d’autres pays. Nous devons absolument agir », revendique Antoinette Gilson, biologiste et co-initiante. L’analyse citée sert aussi de base au principal visuel de la campagne de votation de l’Initiative sur les pesticides.

Les faits scientifiques sont clairs. « Mais Guy Parmelin, notre Président de la Confédération et Ministre de l’agriculture, nie le danger des pesticides de synthèse. Ce faisant, il menace la santé de la population suisse », dénonce Edward Mitchell, professeur de biologie et co-initiant. Il ajoute : « Ses liens avec l’industrie agrochimique ne le rendent pas crédible sur ce dossier ». Ces dernières semaines, Guy Parmelin a plusieurs fois répandu de fausses informations sur l’initiative sur les pesticides et utilisé sa position pour faire peur à la population de façon parfaitement injustifiée sur les conséquences possibles de l’initiative. Voter « Oui » à l’Initiative pour une Suisse libre de pesticides de synthèse est donc donner un signe parfaitement clair pour mettre la santé de la population au cœur de tous les efforts et simultanément rejeter le système qui travaille contre la santé publique et contre la nature.

L’impact des pesticides de synthèse sur la santé publique a malheureusement été complètement ignoré par le Conseil fédéral et par le Parlement lors des débats sur l’Initiative pour une Suisse libre de pesticides de synthèse. Le Conseil fédéral ne s’est pas donné la peine de présenter un contre-projet. Une initiative parlementaire sans la moindre portée a été adoptée. « Mais elle ne tient pas du tout compte des risques pour la santé qui découlent de la consommation d’aliments contaminés par des pesticides de synthèse », explique Dominik Waser, membre du comité. Le monde politique a ainsi montré qu’il n’est pas en mesure de répondre de façon appropriée à l’urgence de ce problème. Le peuple peut encore amorcer un changement nécessaire en disant « Oui » à l’initiative sur les pesticides le 13 juin.

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Orateures/Oratrices + Textes
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ORATEURS/ORATRICES
– Antoinette Gilson, Co-initiatrice et biologiste (Discours)
– Dr. med. Jérôme Tschudi, Médecin (Discours)
– Dr. Marc Treboux, Ancien chimiste cantonal (NE) (Discours)
– Roman Wiget, Ingénieur et distributeur d’eau (Discours)
– Dr. Caroline Linhart, Épidemiologiste environnementale (Discours)