Communiqué

D’après le dernier sondage Tamedia, l’Initiative pour une Suisse libre de pesticides de synthèse a de bonnes chances d’être adoptée. Les résultats du sondage montrent que la population suisse accorde une grande importance à la santé. L’Initiative sur les pesticides a été lancée par une poignée de citoyen•nes de Neuchâtel. Elle peut compter sur un large soutien dans toute la Suisse et se trouve en plein dans l’air du temps, car elle est claire et réaliste avec sa période de transition de 10 ans qui nous permettra de nous débarrasser des pesticides de synthèse qui nuisent à notre santé.

Les résultats du sondage Tamedia publié aujourd’hui interpellent. La population suisse, toutes tendances politiques confondues, veut se débarasser des pesticides de synthèse. Felix Wirz, directeur de campagne, commente ainsi l’approbation de tous les bords politiques : « l’Initiative sur les pesticides reçoit un large soutien, car elle se concentre sur un seul problème particulièrement aigu. Les gens savent à quoi ils disent Oui. »

Alors qu’on remarque que le Oui augmente avec l’âge, les résultats ne montrent pas de différence entre Alémaniques et Romands ni entre femmes et hommes. Il y a toutefois une forte différence entre les populations urbaines et campagnardes que l’on peut en grande partie attribuer à la forte propagande du 2xNon. Mais la campagne de soutien à l’initiative sur les pesticides de l’association des petits paysans, de Demeter et de Bio Suisse peut encore faire changer les opinions.

C’est notre santé qui est en jeu

« La population est alertée sur le problème des pesticides de synthèse et elle sait que nous sommes en contact quotidien avec ces poisons qui se retrouvent dans notre corps. Elle sait aussi que les conséquences peuvent être désastreuses pour la santé et que nous sommes en train de dépenser une fortune pour rendre notre eau consommable tout en continuant de la polluer. Les maladies chroniques favorisées par les pesticides de synthèse sont très coûteuses pour notre système de santé. Soyons clairs, une nourriture sans poisons n’est pas une demande extrême, c’est un droit fondamental. » dit Antoinette Gilson, biologiste et co-initiatrice de l’initiative sur les pesticides.

Une étude récente sur la fertilité des hommes suisses incorporés dans l’armée montre que deux tiers des recrues suisses présentent une qualité de sperme en dessous de la normale. Les pesticides de synthèse sont particulièrement toxiques pour le développement du fœtus. Ils endommagent le développement du cerveau, le développement sexuel et la fertilité de nos enfants. Ils favorisent aussi les cancers hormonaux dépendants comme le cancer du sein et de la prostate, même des dizaines d’années après la contamination.

Les réponses du Conseil fédéral à ce grave problème sont insuffisantes

Lorsque l’initiative a été déposée avec 140’000 signatures, le Conseil fédéral aurait pu faire un contre-projet. Cela aurait été d’autant plus approprié que des centaines d’études prouvent l’existence du problème et que la procédure d’autorisation ressemble à une passoire qui laisse passer tous les poisons imaginables, comme l’a aussi montré un rapport de KPMG en 2019. Le Parlement a préféré adopter un vague projet de diminution des risques. Le Conseil fédéral en a fait un plan de mesures qui ne parvient pas à faire face au grave problème des pesticides de synthèse, comme le montrent les fermetures de sources et l’acquisition de filtres osmotiques de purification par de nombreuses communes. Les collectivités publiques ont déjà dépensé des millions – et ce n’est pas fini.

Cette initiative parlementaire n’est rien de plus qu’une déclaration d’intention qui prétend diminuer la menace des pesticides de synthèse. Le Conseil fédéral ne dit pas comment la toxicité des différentes substances pourrait être calculée et le risque géré.

Edward Mitchell, professeur de biologie à l’Université de Neuchâtel, souligne que « ce n’est pas étonnant que plus de la moitié des personnes interrogées se sente mieux représentée par notre comité de citoyen•nes que par le Conseil fédéral. Le gouvernement n’a pas reconnu l’urgence du problème des pesticides de synthèse et n’a pas fait de contre-projet. Et c’est 6 semaines avant le scrutin qu’un Conseil fédéral complètement dépassé essaie de nous refiler une tromperie imaginée par le Conseil des Etats en lieu et place d’une solution, car il a enfin compris que la population ne veut plus être soumise à un empoisonnement constant. Le plan de mesures du Conseil fédéral est un chèque sans provisions. Pour une vraie solution, il faut voter Oui à l’Initiative sur les pesticides le 13 juin ! »

L’Initiative pour une Suisse libre de pesticides de synthèse

Des pesticides de synthèse se retrouvent chaque jour dans notre air, notre eau et dans nos assiettes. Il est scientifiquement prouvé que même de très faibles concentrations nuisent déjà à la santé publique et à l’environnement. Jusqu’à présent, la législation ne fixe que des valeurs limites pour des substances individuelles, elle ignore ainsi leur nocivité intrinsèque et la combinaison de plus de 350 substances toxiques autorisées (cocktail de pesticides).

L’Initiative pour une Suisse libre de pesticides de synthèse ne permettra plus qu’à des aliments produits sans pesticides de synthèse d’arriver dans nos assiettes – qu’ils soient de production suisse ou étrangère. Chacun•e aura pourra ainsi se nourrir sainement. Et nous protègerons aussi notre santé, notre environnement et notre eau de façon durable, et nos paysan•nes recevront un salaire équitable pour la production d’aliments sains.

LINKS
Sondage Tamedia

CONTACT
Natalie Favre, Medienverantwortliche / responsable média, natalie.favre@lebenstattgift.ch, 076 491 25 26

Felix Wirz, Kampagnenleiter / directeur de campagne, felix.wirz@lebenstattgift.ch, 079 601 34 45

Antoinette Gilson, Biologin und Mitinitiantin / biologiste et co-initiatrice, ma@lebenstattgift.ch, 079 795 70 82

Edward Mitchell, Biologieprofessor und Mitinitiant / professeur de biologie et co-initiateur, edward@lebenstattgift.ch, 079 535 32 63